L'ambition de son projet est immense, folle… et représente dix sept ans d'élaboration, de rédaction, de concentration! Les six premiers volumes ont été lus, scrutés, analysés, par un nombre exceptionnel de jeunes et d'adultes… Chacun est suspendu aux révélations que le volume 7 va apporter. Dix-sept ans, c'est aussi l'âge que Harry va atteindre dans ce volume 7, l'âge de la majorité pour un sorcier, l'âge de la résolution de son destin. Même si l'on ne croit guère aux symboles, difficile d'ignorer le chiffre 7 qui est en filigrane de l'épopée de Harry Potter : c'est bien le septième mois de la septième année du siècle, en juillet 2007, que le septième et dernier volume des aventures de Harry va paraître dans sa langue d'origine, l'anglais - le 21 juillet. [...]
Pendant dix-sept ans, J. K. Rowling a cheminé vers ce dernier chapitre du septième volume qu'elle avait écrit dès l'origine : tel un phare au bout du tunnel de tous les doutes, de toutes les rumeurs, de toutes les fatigues. Je suis sûre que le voyage que nous ferons au cours des quelques centaines de pages qui nous conduiront, nous lecteurs, à ce dernier chapitre sera une expérience forte et profondément marquante. Une lecture épique à la hauteur de toutes nos attentes ! Il ne nous reste plus qu'à nous préparer à l'apprécier à sa juste valeur, en revisitant les six volumes précédents, où sont plantés les innombrables indices et mystères qui seront tous révélés dans Harry Potter 7 : Harry Potter et les Reliques de la Mort.
Mot de l'éditeur
Coupures de presse
Positives ou négatives, "Harry Potter et les Reliques de la Mort" a fait l'objet de nombreuses critiques de la part des médias.
En voici quelques unes d'entre elles.
Le Figaro
"Il faut généralement un bon demi-siècle pour qu’un héros de littérature puisse se forger l’étoffe d’un mythe. Qu’il s’agisse de Peter Pan signé J. M. Barrie, du Seigneur des Anneaux de J. R. R. Tolkien, d’Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll, d’Oliver Twist de Charles Dickens, ou même du Petit Prince de Saint-Exupéry.
Dix années auront suffi à faire de Harry Potter un héros mythique, plébiscité par des millions de lecteurs à travers le monde. Au-delà des chiffres pharaoniques qui accompagnent la sortie de chacun des volets de l’heptalogie signée par J. K. Rowling, on réalise que notre époque hypermédiatisée vit désormais dans une temporalité totalement différente. Alors que tout s’obtient en un clic de souris via Internet, les règles du jeu mythologique ont radicalement changé. Harry Potter en est l’exemple parfait qui a vu Hollywood profiter du phénomène pour l’adapter au cinéma.
Évidemment, sans dévoiler la fin des aventures du sorcier, on peut tout de même avancer que l’épais roman de Rowling a pris des teintes encore plus sombres que les précédents ouvrages. Harry Potter et les reliques de la mort emprunte désormais les chemins du roman d’initiation. L’humour y est moins présent. Mais l’action et les retournements de situation sont continuels.
En véritable romancière britannique, Rowling ménage un nombre impressionnant de révélations. Et surtout, elle fait prendre de l’assurance à son champion dans un extraordinaire combat final l’opposant à Lord Voldemort. Voilà un duel à coups de baguette magique, littéralement surprenant, et digne de Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone, voire du final de la saga Star Wars.
Finalement, en relisant l’intégralité des sept volumes, on prend conscience de la cohérence de l’ensemble de l’univers mis en place par l’auteur. On découvre que la personnalité de Harry est en perpétuelle évolution. D’ailleurs, le verbe anglais to potter peut signifier « ajuster ». Le coup de génie de Rowling, c’est bien d’avoir créé un personnage à multiples facettes, et qui passe sa vie à s’ajuster. Voilà bien l’originalité de ce cycle romanesque.
Sans oublier l’essentiel : à l’heure d’Internet, de la télévision, et du zapping, J. K. Rowling réussit le tour de force d’intéresser à nouveau les enfants du monde entier à la lecture. Plus fort encore, elle réhabilite l’école, les enseignants, et valorise l’accès au savoir. Le jeune Harry s’ennuie toujours en vacances. Il n’attend qu’une chose : que revienne le temps de la rentrée des classes pour se retrouver à Poudlard. Un vrai conte de fée pour les parents... En puisant aux sources de la tradition anglaise du (voir l’analyse de François Rivière), cette saga dépoussière et modernise le mythe du héros orphelin résilient. Que demander de plus à un livre ?"