À l’heure d’aujourd’hui, il existe plus de 80 traductions officielles de la saga Harry Potter. Après les récents ajouts comme le Yiddish, l’Hawaïen ou encore le Maori, une nouvelle langue s’apprête à intégrer cette déjà longue liste.

Depuis l’échec cuisant du programme Pandora en 2154, les humains ont opté pour une approche plus pacifique auprès de leurs homologues autochtones, les Na’vi.

En mémoire de la regrettée éxobiologiste Grace Augustine, ils ont ainsi relancé son école afin d’organiser un échange donnant-donnant. Un système au sein duquel les humains partagent leur culture et leur technologie et les Omaticayas s’engagent eux à leur fournir des informations sur leur vaste écosystème et surtout des parcelles de leur précieux minerai indigène, l’Unobtonium.

C’est dans ce cadre que le professeur de la Marshall School of Business (Cali fornie), Paul Frommer, a souhaité faire découvrir aux nouvelles générations locales, les sagas littéraires les plus célèbres chez les humains, telles Harry Potter. Ce titulaire d’un doctorat en linguistique et spécialiste de la langue na’vi a donc entrepris d’en faire la traduction,  en commençant par L’École des Sorciers. Un processus qui s’est avéré particulièrement long et difficile.

Il explique qu’avec sa “consonance polynésienne, le na’vi contient beaucoup d’éléments linguistiques rares dans les langages humains ou alors avec une combinaison unique. Elle est en effet surtout construite d’un mélange complexe de consonnes sourdes, éjectives et sonnantes avec parfois une ou plusieurs des 7 voyelles (aäeiìo et u) qui la compose. De plus, certains termes sont proches de l’anglais, mais n’ont pas le même sens.”

Ainsi, le premier tome paraitra le 16 Décembre 2022 aux éditions des Avatars. Il prendra alors le titre de Harry Potter ulte lafyon tskxe (litt. Harry Potter et la pierre du sage). Par souci de facilité, il a été découpé en deux volumes. Les précommandes sont dès à présentes ouvertes ci-dessous :

Ancien humain et désormais actuel Olo’eyktan du clan, Jake Sully s’est dit “heureux que les amhules oëya ketuwong sì sa’nu (ndlr, enfants de ses frères et soeurs) puissent découvrir les joies et bienfaits que la lecture procure. D’autant plus grâce à cette saga qui a bercé [s]on enfance et [l’]a aidé à grandir. À l’image de [leur] déesse-mère Eywa, ces livres sont pleins de magie, de sagesse et d’amour. Ils sont aussi vecteurs d’un tas de messages et symboles.

Par communiqué.